
Erick Lebeau est musicien, auteur-compositeur-interprète et créateur réunionnais. Contrebassiste, guitariste, chanteur et modulariste, fonnkézèr céleste et kasér lé kwi en chef. Ryink sa minm ?
Il développe une pratique transversale, usant de toute discipline artistique qui aurait les épaules assez larges et délicates pour porter la multitude d’histoires qui s’agitent en lui.
Il compose et interprète pour ses propres projets et collabore également avec d’autres artistes de spectacle vivant et d’arts visuels. Cyclones Production, Cirquons Flex, Les In’solit’R, Zigilé, Zopiok, Emmanuelle Peters, Romain Philippon, Morphose, liste non-exhaustive, autre : précisez.
Il explore des formes telles que le conte musical, le concert théâtralisé, la lecture-concert, la danse et autres formes scéniques hybrides.
Sa collaboration au long cours avec l’autrice Marie Birot ouvre notamment un dialogue entre musique, texte et photographie, au coeur de projets comme Zistwar Zavanès(k), Nelly & Miya et Hydrangea. Trois créations intimement liées.
Erick envisage ainsi la création comme un espace de circulation de savoirs tangibles et imaginaires, d’illusions cosmiques et d’une observation bien ancrée dans notre époque. Sa recherche puise dans la culture créole réunionnaise comme dans de multiples autres formes de création humaine, venues d’autres contrées, populaires et rituelles.
Le combo de sa curiosité et de sa créativité est un cocktail Molotov doux-amer qui nous emplit le coeur et la pensée de paysages insoupçonnés.
Collaborations
Cyclones Productions / La Fabrik pour Rèvman de Kartyé, Larmayaz Ti Bazar, Ti-zak enjamba la peur (Koffi Kwahulé / Sully Andoche / Marie Birot / Luc Rosello), Karousèlaz.
Compagnie Cirquons Flex pour Dobout An Bout, Bib, Appuie-toi sur moi et Radio Maniok
Compagnie les Insolit’R pour Notre besoin de consolation est impossible à rassasier
Éditions Pendant ce temps en tant qu’auteur pour Fragments #5
Projets personnels
Association Tricod’prod pour Tricodpo
Disque
Tricodposcopie
Spectacle musical
Zènvièv Laokap
Conte musical
Dolores
Disque
Ti Doré an vil
Théâtre musical
Toutes les créations

Crédit photo : Mickael Thuillier
Au commencement était le tricot de peau.
Dieu vit que le tricot de peau était près du corps.
Dieu vit que le tricot de peau tenait chaud.
Dieu vit que le tricot de peau allait super bien à Marlon Brando.
Et dans les années 80, Elle posa sa main sur l’épaule d’un enfant rêveur et lui dit :
- “Mon p’tit Marcel, un jour, tu seras musicien.”
- “Mais je m’appelle pas Marcel, je m’appelle Er...”
- “Si tu crois que j’ai le time de me rappeler le nom de tous les élèves… Donc, je disais : un jour, tu feras de la chanson réunionnaise et ton groupe, tu l’appelleras -Tricodpo-.
Ainsi soit-Elle.
Et puis vint l’an de grâce 2002.Erick Lebeau, devenu grand, étudiait la musicologie à Lyon.
Il étudiait aussi la pédagogie musicale.
Et les paroles de Notre Mère à Toustes lui revinrent en mémoire.
Il réunit alors une flûtiste, un accordéoniste et un guitariste.
Et iels jouèrent ensemble, parce qu’iels étaient ami·es et que jouer de la musique ensemble, cela était bon.
Puis Erick et son groupe partirent au Vietnam dans le cadre d’une bourse de fin d’études. Ensemble, iels menèrent des ateliers et jouèrent dans un pub irlandais.
Et Erick revint à La Réunion.
Et Erick écrivit encore des chansons.
Parce que cela était bon.
En 2010, il rencontra l’équipe de Cyclones Production à La Fabrik, Saint-Denis 974.
Alors Tricodpo fut accueilli en résidence.
Et ainsi naquit une nouvelle ère de création.
Vinrent d’autres musiciens.
Vinrent les lumières.
La scénographie.
D’autres écritures.
D’autres jeux.
De nouvelles voix.
Conte, musique, théâtre, vidéos, installations, vente de saucisses… L’absence totale de cases validées par la science rendit les discussions bureaucratiques quelque peu gratinées.
Et Dieu regarda tout cela.
Et dans le micro, lors des balances, Elle murmura :
- “Poukwé i fé sa ?”
Et Erick répondit :
- “Pars ou lé byin dan out Tricodpo.”
Et le public en redemandait, à chaque fois plus nombreux, à chaque fois plus affamé !
Le public entendit.
Le public vit que cela était bon.
Et le public demanda un disque.
Alors en 2014, Tricodpo sortit un album éponyme.
Vendu lors des concerts, il partit comme des p’tits pains Dakatine et rendit beaucoup de gens heureux dans les embouteillages.
Et puis un jour, Erick décida d’embarquer en solo à bord de son Tricodpo pour de nouvelles expérimentations. Et se mit à monter des synthé analogiques. Il écrivit tous les matins : des histoires de fantômes, un début de scénario, un bout de chanson, la trame d’un spectacle, la construction d’un restaurant musical ambulant. Et il chercha des mélodies, bidouilla des sons et partit en quête de chants humains non-subventionnés.Dieu dit :
- “On dirait que ça sonne faux mais c’est notre oreille occidentale qui n’est pas habituée.”
Et Marcel vit que cela était bon.


Erick Lebeau est musicien, auteur-compositeur-interprète et créateur réunionnais. Contrebassiste, guitariste, chanteur et modulariste, fonnkézèr céleste et kasér lé kwi en chef. Ryink sa minm ?
Il développe une pratique transversale, usant de toute discipline artistique qui aurait les épaules assez larges et délicates pour porter la multitude d’histoires qui s’agitent en lui.
Il compose et interprète pour ses propres projets et collabore également avec d’autres artistes de spectacle vivant et d’arts visuels. Cyclones Production, Cirquons Flex, Les In’solit’R, Zigilé, Zopiok, Emmanuelle Peters, Romain Philippon, Morphose, liste non-exhaustive, autre : précisez.
Il explore des formes telles que le conte musical, le concert théâtralisé, la lecture-concert, la danse et autres formes scéniques hybrides.
Sa collaboration au long cours avec l’autrice Marie Birot ouvre notamment un dialogue entre musique, texte et photographie, au coeur de projets comme Zistwar Zavanès(k), Nelly & Miya et Hydrangea. Trois créations intimement liées.
Erick envisage ainsi la création comme un espace de circulation de savoirs tangibles et imaginaires, d’illusions cosmiques et d’une observation bien ancrée dans notre époque. Sa recherche puise dans la culture créole réunionnaise comme dans de multiples autres formes de création humaine, venues d’autres contrées, populaires et rituelles.
Le combo de sa curiosité et de sa créativité est un cocktail Molotov doux-amer qui nous emplit le coeur et la pensée de paysages insoupçonnés.
Collaborations
Cyclones Productions / La Fabrik pour Rèvman de Kartyé, Larmayaz Ti Bazar, Ti-zak enjamba la peur (Koffi Kwahulé / Sully Andoche / Marie Birot / Luc Rosello), Karousèlaz.
Compagnie Cirquons Flex pour Dobout An Bout, Bib, Appuie-toi sur moi et Radio Maniok
Compagnie les Insolit’R pour Notre besoin de consolation est impossible à rassasier
Éditions Pendant ce temps en tant qu’auteur pour Fragments #5
Projets personnels
Association Tricod’prod pour Tricodpo
Disque
Tricodposcopie
Spectacle musical
Zènvièv Laokap
Conte musical
Dolores
Disque
Ti Doré an vil
Théâtre musical
Toutes les créations

Crédit photo : Mickael Thuillier
Au commencement était le tricot de peau.
Dieu vit que le tricot de peau était près du corps.
Dieu vit que le tricot de peau tenait chaud.
Dieu vit que le tricot de peau allait super bien à Marlon Brando.
Et dans les années 80, Elle posa sa main sur l’épaule d’un enfant rêveur et lui dit :
- “Mon p’tit Marcel, un jour, tu seras musicien.”
- “Mais je m’appelle pas Marcel, je m’appelle Er...”
- “Si tu crois que j’ai le time de me rappeler le nom de tous les élèves… Donc, je disais : un jour, tu feras de la chanson réunionnaise et ton groupe, tu l’appelleras -Tricodpo-.
Ainsi soit-Elle.
Et puis vint l’an de grâce 2002.Erick Lebeau, devenu grand, étudiait la musicologie à Lyon.
Il étudiait aussi la pédagogie musicale.
Et les paroles de Notre Mère à Toustes lui revinrent en mémoire.
Il réunit alors une flûtiste, un accordéoniste et un guitariste.
Et iels jouèrent ensemble, parce qu’iels étaient ami·es et que jouer de la musique ensemble, cela était bon.
Puis Erick et son groupe partirent au Vietnam dans le cadre d’une bourse de fin d’études. Ensemble, iels menèrent des ateliers et jouèrent dans un pub irlandais.
Et Erick revint à La Réunion.
Et Erick écrivit encore des chansons.
Parce que cela était bon.
En 2010, il rencontra l’équipe de Cyclones Production à La Fabrik, Saint-Denis 974.
Alors Tricodpo fut accueilli en résidence.
Et ainsi naquit une nouvelle ère de création.
Vinrent d’autres musiciens.
Vinrent les lumières.
La scénographie.
D’autres écritures.
D’autres jeux.
De nouvelles voix.
Conte, musique, théâtre, vidéos, installations, vente de saucisses… L’absence totale de cases validées par la science rendit les discussions bureaucratiques quelque peu gratinées.
Et Dieu regarda tout cela.
Et dans le micro, lors des balances, Elle murmura :
- “Poukwé i fé sa ?”
Et Erick répondit :
- “Pars ou lé byin dan out Tricodpo.”
Et le public en redemandait, à chaque fois plus nombreux, à chaque fois plus affamé !
Le public entendit.
Le public vit que cela était bon.
Et le public demanda un disque.
Alors en 2014, Tricodpo sortit un album éponyme.
Vendu lors des concerts, il partit comme des p’tits pains Dakatine et rendit beaucoup de gens heureux dans les embouteillages.
Et puis un jour, Erick décida d’embarquer en solo à bord de son Tricodpo pour de nouvelles expérimentations. Et se mit à monter des synthé analogiques. Il écrivit tous les matins : des histoires de fantômes, un début de scénario, un bout de chanson, la trame d’un spectacle, la construction d’un restaurant musical ambulant. Et il chercha des mélodies, bidouilla des sons et partit en quête de chants humains non-subventionnés.Dieu dit :
- “On dirait que ça sonne faux mais c’est notre oreille occidentale qui n’est pas habituée.”
Et Marcel vit que cela était bon.


Erick Lebeau est musicien, auteur-compositeur-interprète et créateur réunionnais. Contrebassiste, guitariste, chanteur et modulariste, fonnkézèr céleste et kasér lé kwi en chef. Ryink sa minm ?
Il développe une pratique transversale, usant de toute discipline artistique qui aurait les épaules assez larges et délicates pour porter la multitude d’histoires qui s’agitent en lui.
Il compose et interprète pour ses propres projets et collabore également avec d’autres artistes de spectacle vivant et d’arts visuels. Cyclones Production, Cirquons Flex, Les In’solit’R, Zigilé, Zopiok, Emmanuelle Peters, Romain Philippon, Morphose, liste non-exhaustive, autre : précisez.
Il explore des formes telles que le conte musical, le concert théâtralisé, la lecture-concert, la danse et autres formes scéniques hybrides.
Sa collaboration au long cours avec l’autrice Marie Birot ouvre notamment un dialogue entre musique, texte et photographie, au coeur de projets comme Zistwar Zavanès(k), Nelly & Miya et Hydrangea. Trois créations intimement liées.
Erick envisage ainsi la création comme un espace de circulation de savoirs tangibles et imaginaires, d’illusions cosmiques et d’une observation bien ancrée dans notre époque. Sa recherche puise dans la culture créole réunionnaise comme dans de multiples autres formes de création humaine, venues d’autres contrées, populaires et rituelles.
Le combo de sa curiosité et de sa créativité est un cocktail Molotov doux-amer qui nous emplit le coeur et la pensée de paysages insoupçonnés.
Collaborations
Cyclones Productions / La Fabrik pour Rèvman de Kartyé, Larmayaz Ti Bazar, Ti-zak enjamba la peur (Koffi Kwahulé / Sully Andoche / Marie Birot / Luc Rosello), Karousèlaz.
Compagnie Cirquons Flex pour Dobout An Bout, Bib, Appuie-toi sur moi et Radio Maniok
Compagnie les Insolit’R pour Notre besoin de consolation est impossible à rassasier
Éditions Pendant ce temps en tant qu’auteur pour Fragments #5
Projets personnels
Association Tricod’prod pour Tricodpo
Disque
Tricodposcopie
Spectacle musical
Zènvièv Laokap
Conte musical
Dolores
Disque
Ti Doré an vil
Théâtre musical
Toutes les créations

Crédit photo : Mickael Thuillier
Au commencement était le tricot de peau.
Dieu vit que le tricot de peau était près du corps.
Dieu vit que le tricot de peau tenait chaud.
Dieu vit que le tricot de peau allait super bien à Marlon Brando.
Et dans les années 80, Elle posa sa main sur l’épaule d’un enfant rêveur et lui dit :
- “Mon p’tit Marcel, un jour, tu seras musicien.”
- “Mais je m’appelle pas Marcel, je m’appelle Er...”
- “Si tu crois que j’ai le time de me rappeler le nom de tous les élèves… Donc, je disais : un jour, tu feras de la chanson réunionnaise et ton groupe, tu l’appelleras -Tricodpo-.
Ainsi soit-Elle.
Et puis vint l’an de grâce 2002.Erick Lebeau, devenu grand, étudiait la musicologie à Lyon.
Il étudiait aussi la pédagogie musicale.
Et les paroles de Notre Mère à Toustes lui revinrent en mémoire.
Il réunit alors une flûtiste, un accordéoniste et un guitariste.
Et iels jouèrent ensemble, parce qu’iels étaient ami·es et que jouer de la musique ensemble, cela était bon.
Puis Erick et son groupe partirent au Vietnam dans le cadre d’une bourse de fin d’études. Ensemble, iels menèrent des ateliers et jouèrent dans un pub irlandais.
Et Erick revint à La Réunion.
Et Erick écrivit encore des chansons.
Parce que cela était bon.
En 2010, il rencontra l’équipe de Cyclones Production à La Fabrik, Saint-Denis 974.
Alors Tricodpo fut accueilli en résidence.
Et ainsi naquit une nouvelle ère de création.
Vinrent d’autres musiciens.
Vinrent les lumières.
La scénographie.
D’autres écritures.
D’autres jeux.
De nouvelles voix.
Conte, musique, théâtre, vidéos, installations, vente de saucisses… L’absence totale de cases validées par la science rendit les discussions bureaucratiques quelque peu gratinées.
Et Dieu regarda tout cela.
Et dans le micro, lors des balances, Elle murmura :
- “Poukwé i fé sa ?”
Et Erick répondit :
- “Pars ou lé byin dan out Tricodpo.”
Et le public en redemandait, à chaque fois plus nombreux, à chaque fois plus affamé !
Le public entendit.
Le public vit que cela était bon.
Et le public demanda un disque.
Alors en 2014, Tricodpo sortit un album éponyme.
Vendu lors des concerts, il partit comme des p’tits pains Dakatine et rendit beaucoup de gens heureux dans les embouteillages.
Et puis un jour, Erick décida d’embarquer en solo à bord de son Tricodpo pour de nouvelles expérimentations. Et se mit à monter des synthé analogiques. Il écrivit tous les matins : des histoires de fantômes, un début de scénario, un bout de chanson, la trame d’un spectacle, la construction d’un restaurant musical ambulant. Et il chercha des mélodies, bidouilla des sons et partit en quête de chants humains non-subventionnés.Dieu dit :
- “On dirait que ça sonne faux mais c’est notre oreille occidentale qui n’est pas habituée.”
Et Marcel vit que cela était bon.
